RAMADAB ET HYPERTENSION

Ramadan et Hypertension artérielle : Ce qu’il faut savoir

GÉRER L’HYPERTENSION ARTÉRIELLE DURANT LE RAMADAN

Consultez votre médecin pour évaluer votre état de santé, déterminer si vous êtes autorisé à jeûner, faire les ajustements nécessaires à vos dosages de médicaments et déterminer le meilleur moment pour les prendre entre Iftar et Suhour.

Alimentation au Ramadan

  • Buvez beaucoup de liquides et de jus naturels non sucrés à l’Iftar pour éviter la soif, la déshydratation et les autres complications associées.
  • Faites des fruits et légumes une partie essentielle de vos repas du Ramadan car ils sont une source importante de potassium qui aide à contrôler l’hypertension artérielle.
  • Évitez les plats et les liquides riches en matières grasses.
  • Évitez les stimulants tels que le café et les boissons gazeuses contenant de la caféine pour réduire la consommation de caféine.
  • Éloignez-vous des aliments riches en sodium tels que les noix et les cornichons salés qui peuvent conduire à l’hypertension, et remplacez-les par une salade verte fraîche.
  • Mangez du poisson grillé au moins deux fois par semaine, car il contient une graisse saine appelée oméga-3 qui aide à réguler la pression artérielle et à prévenir les maladies cardiovasculaires. Le saumon et les sardines sont de bonnes sources d’oméga-3.
  • Consommez de la viande rouge et de la volaille avec modération.
  • Mangez des produits laitiers faibles en gras car le calcium joue un rôle important dans la régulation de la pression artérielle et l’amélioration de la santé osseuse.
  • Évitez la viande et le fromage fondus tels que les saucisses et la mortadelle car ils contiennent de fortes concentrations de sodium.

Précautions au Ramadan

  • Soyez conscient des signes avant-coureurs de l’hypertension tels que des étourdissements et des maux de tête. Si vous ressentez l’un de ces symptômes, vous devriez consulter immédiatement un service médical d’urgence ou consulter immédiatement votre médecin.
  • Mesurez régulièrement votre tension artérielle (avec un tensiomètre manuel ou tensiomètre électronique).

Activité physique au Ramadan

  • Continuez à faire de l’exercice pendant le Ramadan car cela aide à réguler la pression artérielle.
  • Les patients souffrant de problèmes médicaux particuliers doivent consulter leur médecin avant de prendre la décision d’augmenter leur activité physique pendant le Ramadan.

Les bonnes résolutions à prendre pour le Ramadan

  • Les patients souffrant d’hypertension devraient considérer le Ramadan comme une occasion en or d’arrêter de fumer car il augmente la pression systolique d’au moins 20 mm Hg et augmente considérablement le risque de crises cardiaques et d’accidents vasculaires cérébraux.
  • Le ramadan est une bonne occasion de perdre progressivement du poids. Des études ont montré que la perte de poids, même à seulement 5% du poids corporel, aide à normaliser la pression artérielle pendant le Ramadan.

Notez les valeurs observées sur un relevé d’automesure et apportez-les en consultation. Habituellement, les valeurs obtenues chez soi sont inférieures à celles relevées chez le médecin ou à la pharmacie.

Source: santéplus

Hypertension artérielle (HTA)

Hypertension artérielle (HTA)

Hypertension artérielle (HTA)

L’hypertension artérielle (HTA) (également appelée hypertension artérielle essentielle de l’adulte ou HTA) n’entraîne souvent pas de symptôme mais constitue l’un des principaux facteurs de risque des maladies cardiovasculaires. Une meilleure hygiène de vie permet de la prévenir ou d’en limiter les complications.

A QUOI CORRESPOND LA TENSION ARTÉRIELLE ?

Les artères acheminent le sang du cœur vers les organes. La pression artérielle (ou tension artérielle) mesure la pression exercée par le sang sur la paroi des artères. Un niveau minimal de pression est nécessaire pour que le sang circule dans tout l’organisme.

La pression artérielle est évaluée par deux valeurs. La première correspond à la pression au moment de la contraction du cœur : c’est la systolique ou pression maximale. La deuxième correspond au relâchement du cœur : c’est la diastolique ou minimale. En pratique, ces pressions sont mesurées avec un tensiomètre placé autour du bras. La pression artérielle augmente naturellement avec l’âge. En moyenne, tous les 10 ans, la pression systolique s’élève de 0,5 et la pression diastolique de 0,2. Chez plus de la moitié des personnes ayant passé 60 ans, même en bonne santé, on observe une élévation de la pression systolique (le premier chiffre) au-dessus de 14.

QU’EST-CE QUE L’HYPERTENSION ARTÉRIELLE ?

On parle d’hypertension artérielle (HTA) quand la pression du sang dans les artères est trop élevée. Les deux valeurs de la pression artérielle sont habituellement comprises entre 10 et 14 pour la pression maximale, et 6 et 8 pour la pression minimale. Ainsi, une tension de 12 – 8 est considérée comme normale. L’HTA est l’un des principaux facteurs de risque des maladies cardiaques, de l’insuffisance rénale, et des accidents vasculaires cérébraux ou AVC. Elle apparaît généralement avec l’âge, souvent accompagnée d’un excès de poids.

QUELS SONT LES SYMPTÔMES DE L’HYPERTENSION ARTÉRIELLE ?

Les symptômes de l’hypertension artérielle peuvent être des maux de tête, des vertiges, des bourdonnements d’oreille, des troubles de la vision, ou des saignements de nez. Mais le plus souvent, elle ne donne aucun signe clinique et on la découvre lors d’une consultation pour un autre motif. Pour la dépister, le médecin mesure systématiquement la pression artérielle lors d’une consultation, quel que soit son motif.

QUELLES SONT LES CAUSES DE L’HYPERTENSION ARTÉRIELLE ?

Dans plus de 95 % des cas, l’origine de l’hypertension n’est pas identifiée. Le traitement consiste alors à faire baisser la tension sans s’attaquer aux causes. Dans les autres cas, elle est secondaire à une maladie : un mauvais fonctionnement des reins, des glandes surrénales ou de la thyroïde, par exemple.

    En revanche, les facteurs qui aggravent l’hypertension arterielle sont connus :
  • une trop grande consommation de sel ;
  • le stress ;
  • le tabac ;
  • l’obésité ;
  • l’inactivité physique.

La HTA apparaît plus précocement chez les hommes. Les femmes en âge de procréer sont relativement préservées grâce aux effets protecteurs de certaines hormones sexuelles, les estrogènes. À la ménopause, la fréquence de l’hypertension chez les femmes rejoint celle des hommes.

L’excès de poids, l’obésité et le diabète de type 2 sont de plus en plus souvent présents chez les personnes qui souffrent d’hypertension artérielle. Elle est deux fois plus fréquente chez les patients en surpoids et on compte une fois et demi plus d’hypertendus chez les personnes âgées obèses que chez celles de poids normal. Dans une étude menée auprès de patients ayant un diabète de type 2, l’hypertension artérielle touchait un tiers des hommes et la moitié des femmes.

De plus, certains médicaments ou substances peuvent favoriser ou aggraver une hypertension artèrielle ou encore déséquilibrer une hypertension traitée : estrogènesvasoconstricteurs nasaux (pulvérisateurs pour déboucher le nez), anti-inflammatoires non stéroïdiens (aspirineibuprofène , kétoprofène, etc.), glucocorticoïdes (cortisone, dexaméthasone, etc.), alcool, réglisse et boissons anisées de type pastis, etc.

QUELLES SONT LES COMPLICATIONS DE L’HYPERTENSION ARTÉRIELLE ?

    Lorsqu’elle n’est pas traitée, l’hypertension expose à plusieurs types de problème artériel grave :
  • des accidents vasculaires cérébraux (AVC ou attaques),
  • des infarctus du myocarde,
  • de l’insuffisance cardiaque,
  • des hémorragies intracrâniennes,
  • des lésions des reins pouvant provoquer une insuffisance rénale,
  • des lésions de la rétine entraînant parfois la perte de la vue.

COMMENT DÉPISTE-T-ON L’HYPERTENSION ARTÉRIELLE ?

Le dépistage de l’hypertension repose sur la mesure de la pression artérielle. Elle se mesure à l’aide d’un tensiomètre : un brassard gonflable relié à un cadran (ou à une colonne de verre contenant du mercure) qui indique la tension. Celle-ci augmente notamment au cours d’un effort physique. C’est pourquoi la tension doit idéalement être mesurée sur un patient allongé depuis au moins 15 minutes. L’hypertension est confirmée si la pression artérielle dépasse 14 pour la pression systolique ou 9 pour la pression diastolique sur plusieurs mesures. En effet, pour être certain qu’il ne s’agit pas d’une élévation temporaire due au stress par exemple, deux mesures par consultation au cours de trois consultations successives, sur une période de trois à six mois, sont nécessaires pour confirmer un diagnostic d’HTA. Parce que l’hypertension est souvent silencieuse, cet examen est fait régulièrement lors des visites chez le médecin. Lorsqu’une élévation modérée est observée chez un patient par ailleurs en bonne santé, il est recommandé de mesurer la pression artérielle hors du cabinet médical (chez soi ou chez son pharmacien, par exemple) : certaines personnes sont sensibles à l’effet « blouse blanche ».

En cas d’HTA, le médecin recherche aussi d’autres facteurs de risque de maladie cardiaque comme, par exemple, des antécédents familiaux, un diabète, l’obésité, le tabagisme ou un taux de cholestérol élevé.

COMMENT SURVEILLER SOI-MÊME SA TENSION ARTÉRIELLE ?

Il est recommandé de faire contrôler sa tension par son médecin 3 à 4 fois par an. Dans l’intervalle, le médecin peut proposer de surveiller sa tension artérielle à domicile avec un appareil d’automesure, un autotensiomètre (ou tensiomètre automatique). En 2015, on estimait que 44 % des personnes traitées pour l’hypertension étaient équipées d’un appareil d’automesure.

    • Pour l’automesure, la Haute autorité de santé (HAS) et le comité de lutte conte l’

hypertension artérielle

    •  préconisent de faire :
  • 3 mesures espacées de 1 ou 2 minutes, le matin avant le petit déjeuner ;
  • 3 mesures le soir au coucher ;
  • pendant 3 jours de suite.

Notez les valeurs observées sur un relevé d’automesure et apportez-les en consultation. Habituellement, les valeurs obtenues chez soi sont inférieures à celles relevées chez le médecin ou à la pharmacie.

Source: VIDAL